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Tirage papier et développement film
Mise à Jour : 17 juillet 2000
A - GENERALITES
CONSERVATION DES FILMS
Garder les films au réfrigérateur si la température est supérieure à 24°C.
Ensuite, avant d'ouvrir l'emballage, amener les films à Tp° ambiante pour éviter la condensation (2 à 3 heures).
DILUTION
En termes de chimie quantitative, la dilution est un acte précis, ce qui ne l'est pas sur les dépliants spécifiques de chaque produit photographique.
Des erreurs monumentales sont commises en ce sens.
Lorsque que l'on parle d'une dilution à 1+9, soit des produits A+B, il s'agit de mettre 1 volume de A complété par 9 volumes de B.
Soit par exemple, 100 ml de A et 900 ml de B pour un volume de 1 litre (ou de 1000 ml, car 1000 ml = 1 litre).
Cela nous donne dans ce cas la une dilution à 10%. (car A est compris pour 1 volume dans un total de 10 volumes, soit 1 pour 10, ou 10 pour cent qui s'écrit 10%)
B - DEVELOPPEMENT FILMS
MANIPULATIONS DES FILMS
Ne pas sortir les films des cartouches en les déroulant rapidement sinon il se produit de l'électricité statique qui peut voiler la couche photosensible à certains endroits, ainsi que des rayures.
D'autre part, il vaut mieux rembobiner totalement un film si on le donne à développer à un photographe, car ils ont parfois tendance à pratiquer la manipulation précédente.
Si vous développez vous même vos films, laissez sortir l'amorce, qui sera coupée avec précision entre 2 perforations d'entraînement, avant d'être enroulée sur la spire (Evite les accrochages malchanceux dans le noir...).
Il vaut mieux traiter entre 1 et 5 films en petites cuves manuelles, donnant de meilleurs résultats qu'en machine. Mieux vaut utiliser le révélateur à bain perdu (que l'on utilise qu'une fois), les erreurs seront beaucoup plus rares alors.
REVELATEUR
Filtrer le révélateur et autres produits avant emploi si possible. Ils risquent de posséder des éléments pouvant rayer les films, surtout lorsque l'on utilise le fond des produits restant dans les bidons.
Préparer le révélateur en une seule fois, pour ne pas perdre de temps et bien mélanger les produits. Le révélateur se prépare hors de la cuve à films.
Quand il y a beaucoup de films à traiter, mettre d'abord le révélateur, puis ouvrir les cartouches de films, les installer sur les spirales, sur l'axe et plonger le tout rapidement dans le révélateur (et dans le noir).
Employer la cuve inclinée sur son couvercle pour verser les produits afin d'éviter que trop d'air s'enferme, sortie d'air vers le haut. Continuité de température de l'ordre de ± 2°C. L'agitation doit être normale, pas musclée, afin d'éviter de faire mousser les bains.
Il faut juste taper d'un coup sec le fond de la cuve afin de déloger les bulles se formant sur le film, après le versement du révélateur.
Si trop musclée : zébrures sur le film.
Si trop de bulles : formes rondes sur le film à de multiples endroits.
Agiter la cuve en effectuant une bascule verticale de 180° et une rotation dans les deux sens. (toutes les 30 secondes environ). Soulever aussi le couvercle après chaque cycle d'agitation afin que l'air puisse s'échapper.
Tapoter la cuve légèrement de temps en temps pour que les bulles ne restent pas sur le film, mais il faut aussi surtout éviter de faire mousser les produits.
Le but est de renouveler cycliquement et totalement le révélateur au contact de l'émulsion photographique, car les zones surexposées épuisent très rapidement celui-ci.
L'eau peut ou peut ne pas être calcaire mais les problèmes se rencontrent au dernier lavage. L'acidité du fixateur et du bain d'arrêt dissout le calcaire en suspension dans l'eau.
BAIN D'ARRET
Acide acétique du commerce dilué à 2% pour les bains d'arrêt du négatif. Pour un film, le temps recommandé de passage dans le bain d'arrêt est d'1 mn.
Remuer normalement (il stoppe net l'action du révélateur et préserve l'efficacité du fixateur).
FIXATEUR
Pour les tests fixateur : Téténal Fixierbad Prüfer : dans les magasins spécialisés.
Il ne faut pas fixer trop longtemps, bien que le monde des novices se vante de cette technique, alors qu'il n'en connaît pas le processus.
Le fixateur est un produit acide, ce qui est très néfaste à la conservation des films. Dans le processus chimique, cette acidité rentre en jeu. Dès ce processus terminé, l'acidité restante, (qui est en excès, pour une réaction chimique totale) commence à oxyder le support du film. Il faudrait donc plutôt laver plus longtemps, ce qui en revanche n'est jamais fait.
Le fixage doit être entretenu par une agitation de la cuve assez soutenue, dans le sens où une rotation et un basculement toutes les 15-20 secondes est un minimum pour un bon fixage.
LAVAGE DES FILMS
Remplir la cuve d'eau provenant du seau pendant douze minutes en veillant à changer l'eau toutes les minutes. Agiter. Laisser reposer pour que les particules d'Argent, plus lourdes que l'eau, tombent au fond de la cuve. Retirer la spirale par son axe avant de jeter l'eau, sinon il y aurait re-déposition de ces particules sur l'émulsion. Secouer la spirale pour éjecter les dernières gouttes d'eau.
il peut apparaître une réticulation du film pendant le lavage si les écarts de température sont importants entre les différents bains photographiques. Donc obtention d'un grain plus gros et perte de définition.
Si utilisation d'un agent mouillant (PHOTOFLO de chez Kodak), mettre l'eau d'abord puis l'agent mouillant après. Il suffit d'en introduire 3 gouttes à l'eau de rinçage (pour une cuve de 250 ml). Plonger le film pendant 2 mn environ, et plutôt moins que plus. Si trop concentré, il y a alors des risques de marbrures (remuer de temps en temps).
Essorer le film avec une éponge en latex que l'on trouve dans les magasins de maquillage. (attention, opération très délicate !)
Laisser sécher le film dans un endroit propre et sans poussières, pendant 2 h à 3 h ½. Les armoires séchantes ne sont pas conseillées, l'évaporation rapide de l'eau pouvant engendrer des taches déposées par des éléments concentrés dans les gouttes.
Couper le film sur le fil et non pas enlever la pince qui contient encore de l'eau. Cette eau risque de dégouliner sur le film et de rallonger le temps de séchage et encore pire, laisser une traînée sur la pellicule. Découper ensuite le film en bandes de cinq ou six vues et les placer dans une pochette faite d'un papier sans acide.
C - PROCEDURES DEV DE 3 FILMS
Valeurs données pour 1 film, avec une cuve de 250 ml.
Révélateur : concentré Rodinal de chez Agfa (bain perdu).
Bain d'arrêt : Acide acétique.
Fixateur : Hypam fixer de chez Ilford (bain perdu).
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TMAX 100 |
TMAX 400 |
TRI-X 400 |
[C] Révélateur
[V] Révélateur
Tps à 20° |
1+50
5 ml
13 mn |
1+50 ml
5 ml
11,5 mn |
1+25
10 ml
8 mn |
[C] B.Arrêt *
[V] B.Arrêt
Tps à 20° |
2%
10 ml
1 mn |
2%
10 ml
1 mn |
2%
10 ml
1 mn |
[C] Fixateur. **
[V] Fixateur.
Tps à 20° |
1+4
50 ml
6 mn |
1+4
50 ml
6 mn |
1+9
25 ml
5 mn |
Lavage et ajout d'agent mouillant : comme tous les films, se reporter au paragraphe lavage des films.
* Ces volumes sont considérés pour une solution d'Acide Acétique ayant une concentration de 60 %.
Si votre concentration est différente, renseignez vous auprès du revendeur ou du fabricant, calculez le volume comme suit : [V]=(2x250)/[C], ou [C] est la concentration de votre Acide (en pourcentage). [V] sera exprimé directement en ml (ou ml). Arrondissez ce volume pour qu'il soit facile à prélever (250 est égal au volume de la cuve).
** Les films de la nouvelle génération Tmax bénéficient de la technologie des grains T, ou Tabulaires, qui sont plus sensibles à la lumière du fait de leur structure plane. Ils sont donc plus difficiles à traiter, et plus gourmands en produits et manipulations précises. Le temps de fixage est donc plus long que les films courants. Si un voile rose ou magenta persiste après le lavage, il faut relaver ce film, jusqu'à disparition totale. Il doit être noir et blanc, comme tous les films traditionnels.
D - TIRAGES PHOTOGRAPHIQUES
CHOIX DU PAPIER
Ilford FB (Fiber Base) MG (multigrade) 1K (brillant).
Kodak Polyfiber FB, en brillant de même.
Aussi Oriental New Seagull VC (Variable Contraste), support carte.
Ce sont des papiers bromure à contraste variable et support cartoline barytée.
Utiliser du papier couché polyéthylène pour les tirages contacts ou de contrôles, qui doivent êtres manipulés et vite interprétés. Employer toujours une surface brillante, pour obtenir une meilleure définition de l'image.
CADRAGE DU NEGATIF
Format 30x40 pour les tirages d'exposition , de collection ou d'archivage, avec une fenêtre 20x30 correspondant au 24x36 (rapport 3/2).
Format 18x24 pour les tirages personnels, de promotion, avec une fenêtre 12x18 correspondant au même rapport.
Sur un 13x18, un 10x15. On peut aussi présenter pleine feuille, recadrage carré, listels blancs ou noirs, bordures d'entraînement de la pellicule...
Employer alors un margeur correspondant à la grandeur maximale de papier utilisé.
On peut utiliser une loupe pour apprécier la mise au point de l'image sur le papier photographique. Il existe aussi des vérificateurs de mise au point (faire la mise au point sur le grain du négatif).
REVELATEUR
AGFA Neutol NE (neutre), WA (warm), suivant la tonalité d'image voulue. Révélateur concentré de haute qualité. Apparition rapide de l'image latente. Stabilisation spéciale pour le calcaire évitant tout risque de bain trouble. Grande sécurité contre le voilage.
PQ Universal d'Ilford, qui donne de très beau gris, ainsi que BROMOPHEN, du même fabricant.
Tonalité de l'image : les révélateurs à ton chaud, comme Neutol WA, métinol Agfa ou LS Ilford (les plus courants) ne concernent que les papiers chlorobromures du type Portriga Rapid Agfa, Tétenal Baryt 111 (qui ne sont pas à contraste
variable mais en grades différents) etc... Ils n'influent pas la tonalité des images sur papiers à contraste variable, qui sont fait d'une émulsion au bromure d'argent.
POUR LE NEUTOL
Ajouter de l'eau à environ 30°C au révélateur concentré pour obtenir le volume final désiré et bien agiter.
Dilution à 1+10 soit à 9% puis utilisation du révélateur à 20°C. De 1+7 (12,5%) à 1+14 (6,5%) suivant le contraste voulu.
rendement : 3,5 m2/litre avec dilution 1+10 soit environ 25
feuilles 30x40 cm par litre de solution préparée.
remarque : Pour que le traitement des papiers à tons chauds soit parfait, il faut absolument veiller à ce que le révélateur ne soit pas pollué par du bain de fixage.
D'autre part, il faut intercaler un bain d'arrêt (acide acétique) entre le révélateur et le bain de fixage.
ATTENTION : Il faut toujours développer ses tirages "à fond" dans le révélateur, c'est à dire ne pas changer de bain lorsque l'image semble "bonne".
MODIFICATION ET FACONNAGE DE L'IMAGE
Si il y a des modifications à effectuer sur l'image, c'est sous l'agrandisseur qu'il faut concentrer son travail. On agit sur le temps de pose ou bien sur le grade du papier (filtres pour les papiers à contrastes variables). Ceci est très important si l'on veut reproduire des tirages sans recommencer la séquences "petits bouts d'essais".
D'ailleurs, il est souhaitable d'annoter le dos du tirage des conditions de développement, soit ouverture du diaphragme, temps de pose, révélateur employé et sa dilution, filtre ou grade du papier.
Il faut être capable de travailler dans des conditions opératoires reproductibles, et non pas en amateur bricoleur.
Densité d'un tirage : Valeur ± foncée du tirage. Concerne le diaphragme et le temps de pose.
Contraste : Nombre de valeurs et de nuances (du blanc au noir en passant par une gamme de gris).On perd en contraste lorsque l'on lève l'agrandisseur. Concerne aussi le choix de la gradation de papier ou du filtre à utiliser (papiers multigrades).
Si l'on a des maquillages à faire, les réaliser d'abord à blanc pour bien se souvenir les gestes à répéter lors du réel tirage.
Pour bien apprécier les noirs d'une image, laisser un petit bout de papier photosensible exposé sous l'agrandisseur et sans négatif dans la cuvette du révélateur. Celui-ci devra être noir et sera un étalon parfait pour une bonne mise en oeuvre de vos images.
BAIN D'ARRET
Solution de CH3COOH (acide acétique) à 5%. Passage rapide (5 à 20 secondes suivant l'épaisseur du papier) en agitant, avec un bain à 20°C.
Attention : le but d'un bain d'arrêt est de stopper l'effet du révélateur, donc de préserver aussi l'effet du fixateur plus longtemps. Mais il faut absolument que toute l'image trempe dans ce bain, le révélateur étant partout sur la feuille, au recto et verso.
FIXAGE
HYPAM ILFORD Fixer en 2 bains. Dilution à 1+6 (soit 14%) à 20°C. Temps de fixage monobain : 3 mn et pas plus. (Pour du papier baryté)
Le premier bain prend la place du second quand celui-ci est usagé, que l'on renouvelle alors. (un fixateur est usé lorsque qu'un morceau de film trempé dans celui-ci devient transparent en plus de 30 secondes).
- 1er bain : pendant 1½ mn à 20°C
- 2nd bain : pendant 2 mn à 20°C
Rendement : 1,4 m2/litre soit environ 10 feuilles 30x40 cm.
Le fixage ne concerne que l'émulsion photographique. Il convient alors de mettre celle face vers le fond de la cuve, pour avoir un traitement uniforme. De plus, les éléments libérés étant plus lourds que l'eau, ceci ne resteront pas sur l'émulsion et ne gêneront donc pas le fixage (on peut allumer la lumière après 30 secondes de fixages).
Séquence spéciale archivage : Utilisation de ILFORD WASHAID GALERIE auxiliaire de lavage.
- Fixage en 1 seule fois : 1er bain
- 1er lavage en eau courante : 5 mn
- Galerie Washaid à 1+5 (16,5%) pendant 10 mn
- Lavage final pendant 20 mn en eau douce (eau minérale de Volvic, par exemple) à 20°C.
Rendement : Peut traiter 1,5 m2 de feuilles par litre soit 11 feuilles 30x40 cm.
LAVAGE DES EPREUVES
12 fois dans de l'eau claire et propre changée toutes les 5 mn et à 20°C. (On peut l'améliorer si l'eau est légèrement plus chaude : 22°C).
Ce dernier lavage est l'étape la plus importante du processus de tirage photographique. C'est lui qui décidera d'une l'existence stable ou non des tirages dans le temps.
Il faut savoir que le fixateur est un produit acide, et qui peut, si des résidus subsistent, détériorer le support et l'émulsion.
C'est pour cela qu'il faut exclure les stations prolongées des épreuves dans le bain de fixage, cet acte n'amenant rien de plus au processus chimique, comme certains peuvent le croire.
SECHAGE DES EPREUVES
Les épreuves sur support baryté peuvent être séchées à l'air ambiant mais il y a risque de voilage du papier. En revanche, la surface du papier prendra un aspect satiné d'une grande noblesse.
Les tirages sur papier RC (plastiques) séchent rapidement, même à l'air chaud, et parfaitement à plat.
Afin d'obtenir des épreuves rapidement présentables, le mieux est d'utiliser des buvards blancs chimiquement neutres (certifiés sans acides, chez CANSON, SERC) et qui ne peluchent pas, garantissant une longue conservation et planéité aux photographies.
Il faut toujours utiliser les mêmes buvards pour le même type de séquence de tirage. Par exemple, si on utilise GALERIE WASHAID d'ILFORD, traitement qui permet d'abaisser le pourcentage de thiosulfates résiduels de 75% par rapport à un lavage de 60 mn en eau courante, cela serait inutile de réemployer des buvards ayant servis à sécher des épreuves non traitées par WASHAID.
Dans un dernier recours, tendre un voile de tulle sur le haut d'un carton ou d'une boite de dimensions supérieures aux tirages et faire sécher les épreuves émulsion photographique vers le bas. Après séchage, les laisser "reposer" quelques temps pressé entre 2 cartons sans acide si possible. Puis, après 3 ou 4 jours, les repasser entre ces deux mêmes cartons avec un fer sans vapeur, des deux côtés, et laisser refroidir pressé pendant 1 ou 2 jours.
PROCESSUS A SUIVRE
1 - Essorer une épreuve et la poser sur un buvard propre.
2 - Placer un autre buvard sur l'épreuve et frotter doucement.
3 - Essorer une seconde épreuve et la placer sur le second buvard.
4 - Retourner la pile d'épreuves et de buvards et placer l'épreuve du haut sur 3 buvards propres. La couvrir avec 3 autres buvards.
5 - Transférer la 2nd épreuve de l'ancienne à la nouvelle pile. Continuer jusqu'au transfert de l'ensemble des tirages.
6 - Lorsque tous les tirages se trouvent placés chacun entre 3 feuilles de buvard, poser un poids sur le haut de la pile pour bien aplanir et laisser les épreuves ainsi pendant environ 1 h.
7 - Recommencer l'opération (4-6) en formant une troisième pile. Laisser les épreuves jusqu'à séchage complet des tirages. La planéité sera alors parfaite.
E - FINITION DES TIRAGES
LA RETOUCHE
Pinceau sortie courte spéciale retouche, dénomination RAPHAEL Martre Kolinsky n°2 et 3 et encre de retouche vendu en magasins spécialisés. Voir bibliographie. Utiliser par exemple SPOTONE, en plusieurs teintes différentes. Ne pas utiliser d'encre de chine ou gouache si possible, leur texture étant trop épaisse, faisant gonfler la gélatine et laissant des traces en relief.
Le SPOTONE est un colorant qui pénètre totalement dans l'émulsion du tirage et ne laisse aucune trace d'aspect de surface.
Il se dilue à l'eau et peut être éliminé à l'ammoniaque dilué.
F - ORGANISATION DU LABORATOIRE
On peut si on en possède les moyens installer son laboratoire dans une pièce comprenant une fenêtre qui sera recouverte de film inactinique en 2 épaisseurs (Faire des essais d'inactinisme avec du papier photographique).
Ceci permet de recevoir la lumière du jour et ne pas perdre la notion du temps pendant la phase de développement papiers ou films, la lumière rouge et le temps combinés devenant vite très éprouvants pour le système nerveux.
2 parties dans un laboratoire : 1 partie humide (bain) et une sèche (agrandisseur).
CUVES POUR TIRAGES PAPIERS
les laver rapidement après avoir jeté les produits chimiques et les essuyer. Il faut aussi pouvoir transférer les cuves d'une place à l'autre, le fixateur nettoyant la cuve du révélateur en dissolvant les particules d'argent. Ne pas trop attendre car il y aura alors une oxydation irréversible. Il vaut mieux utiliser des cuves en plastiques durs qui sont plus résistantes aux produits chimiques. C'est similaire pour les cuves à films.
PETIT MATERIEL DE LABORATOIRE
Utilisation des margeurs NEOPTA, peu chers et fiables.
Pour tout essuyer, installer un dévidoir à papier essuie-tout.
Prévoir si possible des éprouvettes en verre, qui se nettoient plus facilement et résistent mieux aux produits chimiques.
Il vaut mieux développer avec des pinces, car les doigts ont en surface des sécrétions oxydant les produits et courant à leur perte. Il faut les disposer dans des verres pour ne pas qu'elles tombent dans les bains de développement. On peut utiliser la même pince pour le fixateur et le bain d'arrêt, mais une et une seule pour le révélateur.
L'EAU
Pour avoir de l'eau toujours à bonne température, préparer une grande quantité dans un seau. Cela permet aussi d'avoir au fond de celui-ci les impuretés susceptibles de rayer les tirages ou les films. Puis la prélever doucement et en surface ou moment de son utilisation avec un récipient affecté spécifiquement à cette tache.
On peut aussi prendre une bouteille propre et la remplir d'eau du robinet filtrée à bonne température pour développer des films. 1 bouteille suffit à faire les étapes du révélateur au premier bain de lavage pour un film en cuve de 250 ml.
DIVERS
Claie de séchage : Voile anti-moustique très doux tendu sur des cadres, avec l'émulsion photo-sensible vers le bas (où du tulle sur un carton...)
Pour nettoyer les objectifs de l'agrandisseur, prévoir une poire de lavement de gros débit (pharmacies), un chiffon antistatique pour les disques (qui peut aussi servir pour les films).
Relier l'agrandisseur à la terre pour obtenir moins d'électricité statique.
TEMPERATURE DU LABORATOIRE
La température idéale est de 20°C et les variations de Tp° sont similaires à celles des bains pour le développement des films. Il ne faut pas utiliser de Bâton thermo-chauffant mais plutôt mettre la pièce du laboratoire à la Tp° des bains. En dessous de 15°C, la réaction chimique ne se fait pas complètement. A l'inverse, au dessus de 25°C, il y a risque de détérioration de la gélatine, donc de la couche photosensible.
G - BIBLIOGRAPHIE/ADRESSES
Revue professionnelle intéressante 'LE PHOTOGRAPHE'.
Vente de matériel professionnel par correspondance :
PROPHOT
37, Rue Condorcet
75009 PARIS
42 80 58 41
Ouvrages de références techniques :
Les Grands Maîtres Du Tirage
Dominique Gaessler
ContreJour
150 FFr
Les Cahiers De La Photographie
Association de Critique Contemporaine en Photographie
(ACCP)
c/o Gilles Mora
Merci à Philippe Salaün.
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